Bocage (nom masculin, subst. masculin)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Nom masculin |
XII e siècle, boscage, « lieu boisé, fourré ». Dérivé normanno-picard de * bosc, forme primitive de l'ancien français bos .
1. Litt. Petit bois, lieu ombragé. Le vert
2. Paysage rural très fréquent dans l'Ouest de la France, caractérisé par la division des terres en petites parcelles irrégulières séparées par des fossés ou des talus plantés de haies vives et de bouquets d'arbres. Le
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Nom masculin |
Lieu ombragé. "À l'ombre d'un
Dictionnaire d'Emile Littré
| Subst. masculin |
Petit bois, lieu ombragé.
VOLT.: « Sais-tu que ces Persans venus sur ces rivages Veulent voir notre fête et nos riants
LAMART.: « L'oiseau qui charme le
BÉRANG.: « Jeune oiseau prenez l'essor, Égayez le
MILLEV.: « Doux
HISTORIQUE
XIIème siècle
Rou, 5980: Li païsan et li vilain, Cil del boscage et cil del plain [de la plaine]
Rois, 216: E passerent par Gazer en Galaad, par cele basse terre de Odsi, e vindrent el boschage de Dan
Gerard de Ross. p. 312: Et porpenez sa terre, plain et boschage
XIIIème siècle
Ren. 7398: Près de lui estoit [le loup] es boscages, Si li a fait sovent anui
la Rose, 11906: Si n'ai mès cure d'ermitages ; J'ai laissié desers et
RUTEB.: « Cil de Chartrouse sont bien sage ; Car il ont lessié le bochage Por aprochier la bone vile »
XVème siècle
CH. D'ORL.: « Ceulx qui Amours servent ainsy, Il les fait après eureux sy Qu'ilz s'eschappent des brigandaiges De Dangier, par petiz boucaiges »
XVIème siècle
D'AUB.: « Le visage enfoncé dans un
ÉTYMOLOGIE
Bourguig. bôqueige ; provenç. boscatge ; espagn. boscage ; d'une forme boscaticum, venant de boscus ou boscum (voy. BOIS). Au XVIème siècle Palsgrave remarque qu'on prononçait boquaige.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Subst. masculin |
Petit bois, lieu ombragé et pittoresque. "À l'ombre d'un
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Subst. masculin |
Bosquet, petit bois. "À l'ombre d'un
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
Bosquet, petit bois. "À l'ombre d'un
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Subst. masculin |
BOCAGER, ÈRE, adj. ["Bokaje", "jé", "jère", 3e "e" muet au 1er, "é" fer. au 2d, "è" moy. et long au 3e.] "Bocage", est un petit bois: Il n' est d'usage qu'en Poésie, non plus que "bocager".
Dans un "bocage" frais, respecté du soleil
BOCAGER suit toujours le substantif.
Qui loueroit comme toi les Nymphes "bocagères".
"Gresset".
L'"Acad." dit que "bocager" vieillit: c'est que le genre de Poésie où il étoit employé, est assez hors de mode. Cependant, dans une Pastorale, un Poète s'en servirait sans scrupule, et l'on ne lui en ferait pas un crime.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
Il a les mesmes significations que Bosquet.
Emplacement dans le dictionnaire :
| bobine bobiné bobineau bobiner bobinette bobinière bobo | bobonne bobsleigh bocage ou boccage bocager bocal bocane | bocard bocarder boche bocheron bock bodée boeing |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)...au verger, et quant à la dame, son penal d'arroi fut fait de ces riches draps que rien n'entame, et ses cavales étaient vénètes, et l'on pouvait en compter cent, et nulle bête qui soit en mer ni en bocage qui ne fût à fin or portraite sur son chevet. C'était (tu dois bien t'en souvenir), c'était la plus noble dame de la cité. Claire était la face de la dame, telle la fine pointe du jour, et ses yeux é...
Citation n°2 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)
...votre rigueur fleurissez. Merci crié au vent, trop durable rigueur, peu prisée amitié, coeur en vaine langueur et dure embûche, mon coeur plus vainement langoureux que l'oiseau après le haut bocage, alors qu'en un réseau son vol trébuche. Ses yeux si clairs, ses fosseleux souris, son vaillant corps, son venir, son aller, et les doux mots dont ell'sut me parler, et le beau teint, de son âge le...
Citation n°3 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)
...adverse. Printemps et mai ont parfumé et val et plaine ; zéphyr haleine. De-ci de-là ballent, farauds, pastourelles et pastoureaux. Où trouver, las ! Trêve et soulas a ma grand'peine ? PÈL. PAS., BOCAGE, UN TROUPEAU Un troupeau gracieux de jeunes courtisanes s'ébat et rit dans la forêt de mon âme. Un bûcheron taciturne et fou frappe de sa cognée dans la forêt de mon âme. Mais n'ai-je pas fait...
Citation n°4 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)
...la rivière pourra geler ! Je veux rire, je veux rire. La danse pourra cesser, le violon pourra casser, je veux rire, je veux rire. Que le mal se fasse pire ! Je veux rire, je veux rire. PÈL. PAS., BOCAGE, JE SUIS LAS Je suis las, si las comment danser, hélas ! -mets des fleurs dans tes cheveux et dansons, car je le veux. Je suis si triste, triste, comment rire, hélas ! -qu'un marmouset pleure,...
Citation n°5 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)
...Je suis si triste, triste, comment rire, hélas ! -qu'un marmouset pleure, rions, car c'est l'heure. Dormir est si doux, que ne mourons-nous ! -ah, la mort, ah, n'est-ce une menteresse ? PÈL. PASS., BOCAGE, JE NAQUIS Je naquis au bord d'une mer dont la couleur passe en douceur le saphir oriental. Des lys y poussent dans le sable, ah, n'est-ce ta face triste, les pâles lys de la mer natale ; n'est-ce...
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